Pierre-Louis Mazoyer

Comédien

2001, comment ne pas me rappeler mes premiers pas sur une scène, enfin, sur une scène… plutôt derrière une scène. En effet mon entrée au théâtre est passée par la porte de la régie. Ce qui a accaparé en tout premier lieu mon attention, fût les sons et les effets spéciaux. C’est une femme, merveilleuse d’ailleurs, qui a su titiller ma passion pour ce domaine en me commandant des effets de sons sur scène pour une pièce que son compagnon avait écrits. Ce moment a été le départ de la création d’un programme informatique qui s’est étoffé au fil des ans et des rencontres, en intégrant tous les desideratas des metteurs en scène, sons, éclairages, robotique…

2008, et un jour, sur un malentendu ou simplement en ratant la marche à l’entrée de la régie, je rentre sur scène et depuis je ne l’ai pas quitter, m’accrochant au rideaux, pendilles et tout ce qui me permet de jouer les rôles qui me permettent de m’oublier, moi et ma vie normale, celle de tous les jours. Le théâtre, la comédie fût une drogue pour moi, dès le début, avant même de mettre un pied sur une scène.

2013, je suis arrivé, presque par hasard, dans une cours de théâtre, et je ne l’ai quitté que parce que son professeur partait en retraite. Cette année là, je faisais la connaissance de Gilles Gauci, metteur en scène au théâtre du Verseau, par l’intermédiaire d’une amie de théâtre de Mandelieu. Il me recommanda auprès de Claude Catulle, directeur et metteur en scène au Théâtre Passé-Présent de Mougins, qui cherchait un comédien pour la pièce ‘A chacun sa vérité’ de Luigi Pirandello, qu’il mettait en scène. Il me fit l’immense honneur de m’accepter et ce fut pour moi une révélation et une joie immense de pouvoir jouer avec des amoureux des textes de valeurs, des décors grandioses et des costumes de rêve. J’ai encore a l’oreille les répliques de mes compagnons, encore présents et ceux qui malheureusement, se sont arrêtés au bord du chemin. Il ne faut jamais oublier ses compagnons de route, ils nous ont aidés à forger, en bien ou en mal d’ailleurs, notre caractère théâtral. Mes pensés s’égarent vers Jacques, Patrick, Jackie, Georges… Et comme le dirait sans doute Joseph dans ‘La cuisine des anges’ de Bernard Husson : « Là où ils sont… ».

2018, je me décide sur l’insistance de mon professeur à prendre des cours d’art dramatique, moi qui pensais préférer la comédie… C’est aussi, souvent, des textes anciens, oui, mais quelle puissance dans le verbe, quelle jouissance de passer derrière ce fameux miroir, d’aller au-delà de notre apparence et de hurler sans pudeur aucune, la vie et les passions de gens que nous n’avons pu connaître. J’adore et l’avenir dira si j’ai pris le bon chemin….

Pilou

Saint François d’Assises dans « Clérambard »
L’aveugle dans « Clérambard »
Monsieur Mousquet dans « Knock »
Féfé dans « Fric Frac »
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