Lydie De Rungs

Comédienne

Hormis l’immense plaisir que j’ai de jouer, d’interpréter différents personnages, autant sur le plan physique qu’émotionnel, de vivre différent contexte de vie et de porter de beaux costumes dans de beaux décors,
j’ai découvert que le théâtre n’est pas seulement apprendre un texte, le dire, c’est tellement plus difficile que ça.
Le théâtre c’est le corps.
Le maîtriser, jouer avec, lui faire sentir l’émotion pour qu’il l’exprime.
Le théâtre, c’est la voix.
La porter pour qu’elle déploie son immense richesse. Jouer d’elle comme d’un instrument. Comprendre les nuances, les subtilités, sa mélodie, son rythme et sa puissance.
Le théâtre, c’est donner vie à une oeuvre et ce n’est pas rien !

ô combien, j’aime sentir cette montée d’adrénaline avant les trois coups et le lever de rideau, prendre possession de la scène, rentrer dans mon personnage, être face à un public, être regardée, pouvoir libérer des choses de moi…
Les comédiens sont des caméléons, ils se transforment.

L’unité, le sentiment de cohésion et d’amitié, l’ambiance d’une troupe me réjouit à chaque répétition et à chaque représentation.

Ce qui m’intéresse, c’est avancer et être poussée par le metteur en scène pour me découvrir, me surpasser et développer ma créativité.

 

Voilà tout le charme que le théâtre opère sur moi.

Mon expérience débute en 1996, par le chant chorale, choriste lors de festivals de la chanson française et d’hommages à Aragon, Brassens, Ferrat, Ferré, Béart, Fugain sous la direction d’Emmanuel Fernandez, Cie La Cadem ; il était le professeur de guitare de mon fils ; une belle rencontre.

L’année suivante, je rentre au Conservatoire de Cannes où je prends des cours de solfège et de chant et la même année, j’intègre le choeur de Lyricannes dans des opéras comiques, opérettes et concerts lyriques sous la direction de Suzanna Rosander.
Par la suite, je rejoins le Théâtre d’Opérette de Cannes, sous la direction de Gabriel Bremond et durant toutes ces années de 1997 à 2008, j’ai la joie de chanter, jouer, dans des oeuvres diverses et variées (Scotto-Offenbach-Strauss-Willemetz…) et me lier d’amitiés.

Je vais ensuite croiser le chemin de Bernard Souriac, Chansonnier des Cabarets Parisiens, qui m’amènera à des interprétations de sketches et à faire des jeux de mots sur scène mais aussi celui d’André et Geneviève Akerib, compositeurs et réalisateurs d’opérettes et comédies musicales et ce jusqu’en 2011.

C’est en 2012 que j’intègre le Théâtre Passé Présent sous la direction de Claude Catulle et Jean Denis Vivien, troupe que je ne quitterai plus, fidèle jusqu’à ce jour.

Pièces :
2012 LA PUCE A L’OREILLE de Georges Feydeau, Rôle : Antoinette
2013 OCCUPE TOI D’AMELIE de Georges Feydeau, Rôle : Palmyre
2014 D’ARTAGNAN IN LOVE, Adaptation Rôles : Guéméné, Mme Coquenard, une putain, une religieuse du Carmel.
LES DAMES DE BOYCHERIS de Gregoire Aubert, Rôle : Fernande
2015 A CHACUN SA VERITE de Luigi Pirandello, Rôle : Madame Sirelli
2016 KNOCK de Jules Romains, Rôle : Mme Parpalaid
2017 FRIC-FRAC d’Edouard Bourdet, Rôle : Renée
POUR UN OUI OU POUR UN NON de Nathalie Sarraute, Rôle : une amie
2018 CLERAMBARD de Marcel Aymé, Rôle : Mme de Léré
2019 VIRAGE DANGEREUX de J.B Priestley, Rôle : Frida
2020 LA VALSE DES TOREADORS de Jean Anouilh, Rôle : La belle couturière Mme Dupont-Fredaine

A côté, je vis d’autres expériences avec :
le Café-Théâtre la Comédia dans une comédie de Luc Chaumar « le Bal des Crapules » sous la direction d’Alain Demaret.
la Cie Recto Verso, dans des extraits de Molière, Courteline, Feydeau, et des sketches divers, sous la direction de Coline Chauvin-Mordillat,
la Cie Coup de Théâtre dans « Panique au Cabaret » sous la direction Laurent Arnaudo
la Cie Prométhéa où je participe à « cris de femmes » un festival de théâtre célébrant la femme dans ses multiples facettes, avec la lecture d’une lettre de Camille Claudel à Rodin, sous la direction d’Alain Illel.

Mon parcours professionnel atypique, du fait de l’exercice de plusieurs professions m’a ouvert des portes inattendues et a toujours joué à mon avantage.
Je garde en mémoire mon dernier travail, la direction d’une Galerie d’Art à Cannes.

Aujourd’hui, il est hors de question de m’enfermer dans ma tour d’ivoire, aussi je suis toujours en activité et j’accompagne des élèves en situation de handicap, des autistes qui ont des compétences hors normes et ne sont pas des personnes déficientes ; ils nous donnent une belle leçon d’existence.

Ma vie a toujours été réglée autour du sport, l’aviron que j’ai pratiqué en compétition, des arts visuels et du théâtre.
Elle l’est encore !

LIBERTE, ton nom est FEMME.

Madame De Léré dans « Clérambard »
Madame Parpalaid dans « Knock »
Mam’zelle Renée dans « Fric Frac »
Madame Dupont-Fredaine dans « La Valse des Toréadors »
Frida dans « Virage Dangereux »
La voisine dans « Pour un oui, pour un non »
Menu