Nos créations

          Depuis vingt saisons consécutives cette année, le Théâtre Passé Présent partage sa passion en donnant au public des spectacles de qualité, qui au fil des années ont fidélisé les spectateurs. Compagnie d’amateurs, au sens noble du terme, le Théâtre Passé Présent a à coeur de présenter des spectacles aussi professionnels que possible : des comédiens passionnés, une mise en scène vivante, soin apporté aux lumières, musiques, décors, aux accessoires et costumes, réalisés sur-mesure pour chacune des créations.

          Le répertoire de la compagnie s’est fixé sur le choix de grands auteurs : Molière, Feydeau, Pirandello, Marceau, Guitry, Romains, Sue, Bourdet, Marcel Aymé… et tout dernièrement JB Priestley avec  « Virage dangereux » qui a remporté l’adhésion du public.

          La compagnie du Théâtre Passé Présent fut dirigée par Claude Catulle, Chevalier des Arts et Lettres, créateur de costumes, décorateur et metteur en scène à la télévision et pour les plus prestigieux théâtres parisiens jusqu’en 2020.

Virage dangereux

J.B. Priestley / Saison 2019 – 2020

Trois couples d’amis, « un petit groupe intime » sont réunis pour une soirée qui s’annonçait joyeuse. Un mot de trop, une réplique inattendue, une distraction va faire déraper l’ambiance, et les amener, malgré eux, à rechercher la vérité sur la mort de l’un des leurs, survenue l’année précédente.

Mais, « Il est aussi sain de dire la vérité de déraper dans un virage à 120  à l’heure, et, Dieu sait s’il y a des virages dangereux dans la vie »  ! La vie en société serait elle possible sans quelques mensonges et dissimulations ?

Crée à Londres en 1938, Cette pièce qui n’est ni une comédie, ni un drame, ni une énigme policière, et qui cependant portent la marque de tous genres, a été jouée des milliers de fois dans le monde entier. Elle est l’un des triomphes permanents du théâtre. Pas de mode pour le talent !

VIRAGE DANGEREUX

Clérambard

Marcel Ayme / Saison 2018 – 2019

Monstrueux despote domestique, imbu malgré sa misère de l’ancienneté de sa race, le Comte de Clérambard maltraite sa famille et tue, autant par plaisir que pour se nourrir, tous les animaux qu’il rencontre.

L’apparition miraculeuse de Saint François d’Assise l’amènera à se repentir. Il va alors mettre toute son énergie à faire le bien autant qu’il a fait le mal, protégeant la moindre des araignées, et allant jusqu’a jusqu’à envisager de marier son fils à une prostituée : « la langouste » en se débarrassant de tous ses biens pour partir dans une roulotte afin de prêcher la bonne parole, la charité, et faire le bonheur des hommes.

Entre la farce et la fable,

Entre le drame de la comédie,

Tour à tour cruelle et émouvante et drôle,

la pièce est une satire féroce des conventions sociales et des préjugés bourgeois.

A travers le brusque revirement de Clérambard dont la démesure, dans le mal comme dans le bien, est asociale. Ce que l’auteur dénonce ce sont les vices d’une société dont l’idéal est la médiocrité, la retenue, et les convenances.

CLERAMBARD (teaser)
CLERAMBARD (pièce intégrale)

Fric Frac

Edouard Bourdet / Saison 2017 – 2018

En 1936, dans le Paris du Front populaire, Marcel un bon garçon naïf tombe sous le charme ravageur de l’aguichante Loulou, une fille de « mauvaise vie » au grand dam de Mademoiselle René ,la fille de son patron, le bijoutier Mercandieu, qui rêve d’en faire son fiancé.

Accompagné de son copain Jo –les bras- cassés, la belle Loulou va vite ambitionner de faire un « fric frac » pour subvenir aux besoins de son ami Tintin qui purge une peine de prison.

Marcel va, bien malgré lui, se trouver harponné dans le milieu des petits truands sans envergure car il faut bien « trouver de l’oseille ».

Édouard Bourdet, le grand maître du théâtre de boulevard de l’entre -deux guerres va pour la première fois au Théâtre donner à l’argot de l’époque, ses lettres de noblesse et une image aussi pittoresque que poétique.

« Fric -Frac » fut l’un des grands succès au théâtre de la Michodière, puis au cinéma joué par Arletty, Fernandel et Michel Simon.

C’est avec fierté, et modestie que le théâtre passé présent, l’inscrit maintenant à son répertoire.

FRIC FRAC

Knock

Jules Romains / Saison 2016 – 2017

En produisant « KNOCK ou le triomphe de la médecine » en 1923, Jules Romains s’inscrit dans une tradition littéraire bien française, la satire des médecins, comme avant lui MOLIÈRE avec « Le médecin malgré lui » et
« Le malade imaginaire » mais en grossissant le trait jusqu’à la farce et la pochade.

C’est tout à la fois, l’histoire du trompeur trompé ; mais aussi, et surtout, la rapide ascension de toute une région à l’existence médicale, grâce au génie d’un faux médecin mâtiné d’homme d’affaires avisé et entreprenant.

Le docteur PARPALAID a vécu pendant 25 ans sans croire vraiment à la médecine et sans y avoir fait fortune. Il vient de vendre son cabinet sans clientèle au docteur KNOCK, et vient avec sa femme l’attendre à l’arrivée du
train, persuadé d’avoir fait une bonne affaire.

Réalisant immédiatement qu’il a été floué, KNOCK en fin psychologue, va spéculer sur la peur de la maladie et révéler à toute une population, le besoin de se soigner :

« LES GENS BIEN PORTANTS SONT DES MALADES QUI S’IGNORENT »

Informé par le TAMBOUR de Ville, et attiré par LA GRATUITÉ d’une consultation hebdomadaire, tout le monde accourt pour se faire examiner. Cela donnera à la pièce quelques scènes des plus comiques et des plus
connues dans le public. (Est-ce que ça vous gratouille ou est-ce que ça vous chatouille ?…….)

Quelques mois plus tard, KNOCK qui a su fédérer la fortune du PHARMACIEN de L’INSTITUTEUR et de l’HOTELIÈRE, en même temps que la sienne, dévoile sa volonté de puissance. Ce filou visionnaire, persuadé de sa mission sociale « mettra tout un canton au lit… pour voir !  » Ce sera bien le triomphe de la médecine !

Avec KNOCK, Jules Romains dénonce avec humour l’asservissement des foules et le viol des consciences à l’âge scientifique, publicitaire et commercial. Louis Jouvet grand interprète du rôle au théâtre et au cinéma a donné à la pièce ses lettres de noblesse ; il en reste la référence indispensable.

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